Hausse spectaculaire du prix du pétrole

25.02.2022 | Le début de la guerre en Ukraine a provoqué un bond du prix du pétrole qui pourrait se pérenniser. Le prix du gaz pourrait finir par être, lui aussi, durement impacté par le conflit et en fonction des sanctions à l’encontre de la Russie.

L’envolée du prix du pétrole

Ces derniers jours, le prix du baril de pétrole n’a fait qu’augmenter. L’annonce officielle de l’invasion russe dans le contexte de la crise en Ukraine a fait bondir les tarifs en cette fin de semaine, dépassant désormais les 100 dollars par baril. Une hausse qui est même allée jusqu’à 105 dollars, un plus haut depuis 8 ans. Les investisseurs redoutent des pénuries.

Cette inflation du prix du pétrole se ressentira à la pompe et auprès des consommateurs, mais se répercutera aussi sur tout le reste de notre économie. Les entreprises de transports ainsi que les compagnies de transport aérien seront les premières touchées par cette hausse des tarifs.
L’industrie de façon générale, très gourmande en carburant pour faire tourner ses installations, finira par répercuter le coût du pétrole sur ses produits finaux, alimentant une inflation générale.

Certains analystes prévoient déjà que le prix du pétrole grimpe à 140 dollars, peut-être même plus en fonction de la durée du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Les craintes à propos du gaz

Mais les inquiétudes se portent aussi sur le gaz naturel, massivement exporté de Russie vers l’Europe.
L’énergie, déjà impactée par la situation géopolitique tendue, pourrait l’être bien plus encore et de manière durable en fonction des sanctions décidées par l’Union Européenne.

Pour le moment, les livraisons de gaz ne sont pas interrompue, cependant rien ne garantie que les structures d’acheminement par l’Ukraine ne soient pas touchées dans le conflit, ni que Moscou n’utilisera pas la menace d’une coupure de gaz comme réponse aux sanctions de l’Europe.

Hier, le prix du MWh sur le marché TTF des Pays-Bas augmentait de 50% pour passer à 134,70 €. Une hausse brutale mais qui ne rattrape pas encore les prix de décembre dernier qui culminaient alors à 186 €.

Nouveau train de sanctions européennes

Ce jeudi soir lors d’un sommet à Bruxelle, les pays de l’Union Européenne se sont entendus pour appliquer un nouveau train de sanctions, “le plus sévère jamais mis en œuvre” comme l’a promis le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Principalement financières, ces sanctions concernent le domaine bancaire ainsi qu’un embargo sur des “technologies cruciales” qui priveront la Russie de composants électroniques et de logiciels pour pénaliser son économie.
D’autres interdictions comme l’exportation d’avions, de pièces et d’équipements aéronautiques et spatiaux, ainsi que de technologies de raffinage pour l’industrie pétrolière, ont été instaurées. De quoi peser un peu plus lourdement sur le prix du pétrole et de l’énergie.

Un nouveau train de sanctions est cependant demandé, avec comme mesure forte d’exclure la Russie du système d’échanges bancaires internationaux Swift. Mais pour l’instant, plusieurs pays s’y opposent en raison de leur dépendance au gaz russe, par crainte d’un arrêt des livraisons.

Sources : Connaissance des énergies, La tribune, France Info

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