De nombreux investisseurs internationaux se retirent des actifs russes

02.03.2022 | En plus des sanctions occidentales, la Russie voit plusieurs de ses investisseurs internationaux se retirer de projets industriels et énergétiques sur son territoire.

Gaz et pétrole : les investisseurs internationaux se détournent

Mardi, c’était le géant du pétrole américain ExxonMobil qui annonçait se retirer de son dernier projet en Russie. Décision a aussi été prise de ne plus investir dans le pays, comme plusieurs de ses concurrents internationaux avaient déjà choisi de le faire depuis l’invasion de l’Ukraine.

Le groupe a publié un communiqué : “En réponse aux événements récents, nous entamons le processus d’arrêt des activités et prenons des mesures pour sortir progressivement” de ce projet pétrolier[…]”.

La Russie n’a jamais cessé ses exportations de gaz ou de pétrole en dépit de la crise. Malgré tout, nombreux sont les investisseurs internationaux à s’être retirés de projets en cours dans le pays ou à vendre leurs actions dans des projets russes.

C’est le cas de l’énergéticien Eni, qui annonçait ce mardi également qu’il souhaitait vendre ses actions dans le gazoduc Blue Stream qui relie la Russie à la Turquie via la Mer noire.
Eni possède 50% des parts du gazoduc. Un porte-parole a rappelé que “La présence actuelle d’Eni en Russie est marginale. Les coentreprises existantes [avec le géant russe semi-public Rosneft] liées à des licences d’exploration dans la zone arctique, sont déjà gelées depuis des années, notamment en raison des sanctions internationales imposées depuis 2014“.

Parmi les autres investisseurs internationaux ayant pris la décision ne plus participer à des projets russes, l’on pouvait compter le norvégien Equinor ainsi que Shell, qui avait annoncé lundi son retrait de plusieurs projets communs avec Gazprom et aussi BP, qui déclarait dimanche dernier se désengager de Rosneft qu’il détient à 19,75%.

Les énergéticiens français en Russie

Certains énergéticiens français se sont également joint au mouvement de retrait des investissements en Russie.
C’est le cas du géant TotalEnergies qui, bien qu’il ait annoncé qu’”il n’apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie”, ne s’est pas encore désengagé des projets en cours. Une décision qui va à l’encontre de la position du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Le président du groupe a cependant appuyé le fait que TotalEnergies “a une conscience aiguë de la gravité de la situation” et que de nouvelles décisions pourrons être prises dans les jours à venir.

Quant à Engie, aucune annonce n’a encore été faite. Néanmoins, avec l’annonce ce mardi du dépôt de bilan de l’opérateur Nord Stream 2, des communications de la part de l’entreprise sont à prévoir.

Face à cette marée de désengagement des investisseurs internationaux, Moscou a fait savoir qu’elle préparait un décret visant à restreindre temporairement la sortie des investisseurs étrangers des actions russes.

Sources : Connaissance des énergies, Les Echos

Plus de nouvelles

Le prix de l’énergie pourrait durablement augmenter malgré des livraisons maintenues

28.02.2022 | L’Europe est toujours approvisionnée en gaz, pourtant il faut s’attendre à une hausse durable du prix de l’énergie....

Hausse spectaculaire du prix du pétrole

25.02.2022 | Le début de la guerre en Ukraine a provoqué un bond du prix du pétrole qui pourrait se...

Crise ukrainienne, sanctions contre la Russie et gaz en Europe

23.02.2022 | La crise ukrainienne a pris un nouveau tournant depuis que la Russie a fait entrer ses troupes sur...