Le gouvernement n’oublie pas le nucléaire malgré le contexte actuel. La mise en service de l’EPR de Flamanville, qui devait avoir lieu cette année, est encore reportée de 4 ans.
L’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire), police du nucléaire, avait autorisé le lancement du chantier en 2007. Mais depuis, le projet accumule les retards. Un décret à l’époque avait prévu 13 ans maximum pour la conception de ce réacteur. EDF prévoyait initialement une mise en service en 2012. Puis, face à des difficultés financières et techniques le démarrage du réacteur a été progressivement repoussé jusqu’en 2020.
Aujourd’hui, et suite aux problèmes détectés sur les soudures, un nouveau décret a été prononcé, offrant à EDF 4 années supplémentaires pour terminer la construction. La réparation des soudures non conformes demandera, à elle seule, plusieurs homologations qui peuvent prendre du temps.
« Cette date butoir est à titre préventif et nous permet de bénéficier de marges administratives supplémentaires par rapport au planning industriel. » soutient le groupe EDF concernant l’EPR.
Il est encore impossible de savoir quel impact la crise sanitaire du COVOD-19 aura sur l’avancement du chantier de l’EPR. EDF a activé le plan Pandémie pour l’entretien de des réacteurs 1 et 2 de Flamanville, mais le chantier de l’EPR n’est lui pas à l’arrêt. On peut cependant imaginer que l’impact économique de la pandémie générera des retards supplémentaires.