Crise en Ukraine : les tensions demeurent et les cours du pétrole repartent à la hausse

Lundi 14 février, nouvelle augmentation du prix du pétrole causée par la crise en Ukraine. Les tensions aux frontières du pays ne semblent pas s’apaiser et l’Europe s’inquiète de possibles problèmes d’approvisionnement.

Le prix du baril de pétrole

L’offre pétrolière pourrait être menacée par la crise en Ukraine, ce qui a fait repartir à la hausse les prix du pétrole en début de semaine.
C’est ainsi que le prix du baril de Brent, pour une livraison en avril, a pris 0.26% à 17h30, passant à 94,69 dollars. Quant au baril de West Texas Intermediate pour une livraison en mars prochain, il grimpait à 93,71 dollars, soit une hausse de 0.66%.

La course folle des prix du pétrole pourrait même rattraper les sommets atteints en 2014, comme ce fut le cas un peu plus tôt dans la journée de lundi lorsque le baril de Brent était grimpé à 96,16 dollars.

Un analyste de la banque luxembourgeoise Swissquote, Ipek Ozkardeskaya, a résumé : “La semaine commence sur une note assez tendue, les tensions entre l’Ukraine et la Russie ne semblant pas se diriger dans la bonne direction”.

La crise en Ukraine perdure

C’est particulièrement la peur d’une escalade des tensions entre la Russie et l’Occident qui anime l’augmentation du prix du pétrole. Une telle situation diplomatique n’a pas été vue depuis la Guerre Froide et la Russie étant un des plus gros producteurs de pétrole à l’échelle mondiale, les investisseurs craignent pour les approvisionnements.

Dans un marché déjà tendu entre une demande toujours plus forte et une production qui refuse d’augmenter, voir perdurer la crise en Ukraine n’est pas une bonne nouvelle pour les prix à la pompe sur le long terme.
Au cours du week-end dernier Moscou aurait renforcé son dispositif militaire à la frontière du pays malgré les 130 000 soldats déjà déployés et une annonce de la fin de certains exercices militaires dans la zone. Ces mouvements font craindre une invasion imminente à l’Occident.

En réponse à cela, le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé le président russe à reculer “du précipice” avant de convoquer une réunion de crise pour aujourd’hui, mardi 15 février.

Giovanni Staunovo, analyste pour UBS, expliquait la gravité de la situation : “Compte tenu du faible niveau des stocks et de la diminution de la capacité de réserve, le marché du pétrole ne peut pas se permettre de grandes perturbations de l’offre […] Nous nous attendons à une plus grande volatilité à court terme, les prix étant déterminés par l’escalade/désescalade”.

Source : Connaissance des énergies

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